Techniques de cramponnage

 




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Une chose à retenir : un crampon tient d’autant mieux si beaucoup de pointes mordent la glace et si on met un maximum de poids dessus. Les postures adoptées en cramponnage reflètent ce principe. Un entraînement sur glacier facile et peu exposé est nécessaire avant d’aborder des courses de neige et glace.

En montée et en traversée :

En traversée, plate ou ascendante, on tourne les chaussures vers le bas pour que les deuxièmes paires de pointes mordent bien la glace et travaillent dans le bon sens.

Cette gymnastique est parfois dure pour les chevilles, mais elle seule permet de progresser assez naturellement en sécurité et sans trop se fatiguer.

On utilisera cette technique de cramponnage (dite dix pointes) pour toutes les montées et traversées dans des pentes moyennement raides (jusqu’à 45° environ).

Le corps est bien équilibré, tout l’effort est produit par les jambes : le piolet ne sert qu’à s’équilibrer.

Dans des pentes plus raides, on pourra progresser en pointes avant.

Si elle paraît plus sécurisante au premier abord, cette technique doit être utilisée avec discernement. D’abord, elle fatigue vite les mollets. Ensuite, seules quatre pointes mordent la glace : le risque de dérapage est donc plus grand, surtout si la glace est mauvaise.

Il faut bien veiller à tenir la chaussure horizontale afin que les quatre pointes avant mordent fermement la glace.

En descente :

En général, on descend face à la pente, les crampons bien à plat et fermement plantés dans la glace.

Selon la raideur on utilisera son piolet comme une canne ou comme une rampe (ci-contre).

Cette technique n’est pas intuitive et est impressionnante au début : il faut impérativement s’y entraîner sur glacier en milieu sécurisé. Elle est dure pour les cuisses, mais avec l’habitude on peut se ménager dans moments de repos.