Tirer des longueurs

 




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Au cours d’une course de neige facile ou peu difficile, on progressera en général à corde tendue, sans point d’assurance entre le premier et le second, et sans faire de relais.

Cependant, il peut arriver que l’on doive gravir une pente en bonne neige mais plus raide. Tirer des longueurs apporte alors un plus au niveau sécurité. C’est certes un peu plus lent que la progression corde tendue, mais avec un peu d’habitude on accélère grandement les opérations et on n’hésite plus à le faire quand on ne ‘sent pas’  la pente.

Lorsqu’on fait un relais sur la neige, on essaie de toujours s’arranger pour que le relais ne puisse subir aucun choc direct important, car on n’est jamais sûr à 100% de sa solidité. C’est la personne qui assure qui fera tampon entre celui qui chute et le relais pour solliciter ce dernier le moins possible et surtout le plus progressivement possible.

 En cas de chute du premier, le second doit faire un assurage dynamique. En effet, s’il bloque la corde autour de ses épaules, le choc sera tellement violent qu’il sera projeté dans la pente, et l’ancrage sur son piolet ne résistera probablement pas au choc. En revanche, s’il laisse filer un peu de corde, puis referme doucement ses bras pour accentuer progressivement le freinage, il a davantage de chance de pouvoir enrayer la glissade du premier.

En principe, si le second chute, il n’y a pas de choc puisque le premier doit l’assurer à corde tendue. Le relais n’est donc pas sollicité en cas de chute, sauf si le premier glisse.

 C’est pourquoi, quand on se vache sur son piolet dans une pente de neige, la corde qui nous relie au piolet doit être tendue. Ainsi, si on glisse, il n’y a pas de choc et le piolet à toutes les chances de tenir bon.

Une fois que le premier à fait monter son second, deux possibilités :

    1. Le premier veut faire la longueur suivante en tête. Dans ce cas le second se vache, et on recommence...

Vous préférez grimper en réversible. Dans ce cas, il n’y quasiment rien à faire : le premier est déjà prêt à assurer son second... qui devient le premier pour la longueur suivante