aéro -  L'effet Venturi

 




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La conservation du débit

C'est une loi fondamentale de l'hydrodynamique : à chaque niveau d'un écoulement le débit doit être le même. Le débit est la quantité de fluide (en l'occurence de l'air) qui sécoule en une seconde à un endroit donné de son chemin d'écoulement.

L'effet Venturi

Conséquence directe : si l'air rencontre un étranglement (col, gorge, vallée,...) il est obligé d'accélérer pour conserver le même débit qu'avant l'étranglement. Penser à un torrent de montagne passant dans une gorge...

La section d'écoulement de l'air est plus petite en B qu'en A.
Pour conserver le débit, l'air doit donc accélérer dans la section étroite.

C'est cette accélération de l'air dans les passages étroits qu'on appelle un Venturi. Elle est nettement perceptible dans les vallées étroites et aux abords des cols et des brêches. Une petite brise de vallée passant dans une vallée étroite peut donc accélérer au point de rendre l'atterrissage problématique. D'où l'intérêt d'observer la configuration du terrain autour de l'atterro et la manche à air.

Paradoxalement l'effet Venturi se produit aussi lors du franchissement d'un sommet ou d'une crète :


En effet l'air qui arrive sur la montagne ou la crête à tendance à "s'écraser" dessus. La section d'écoulement de l'air au sommet est donc plus faible qu'à la base. Il se produit donc également un effet Venturi : la vitesse du vent est plus élevée sur les sommets et les crêtes qu'en bas.