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Qu'est ce que l'altitude:
L'altitude se traduit par une
baisse de la pression atmosphérique (en millibars ou en millimètre de mercure); plus on
monte, plus la pression baisse; par exemple à 0 m d'altitude elle est de 760 mmHg, alors
qu'à 4808 m elle est de 416.3 mmHg et à 8846 m de 236.3 mmHg (graphe 1). La pression à
une certaine altitude diffère selon le climat et la saison: la pression est plus haute en
été qu'en hiver dû aux températures et aux cumulus. L'altitude se traduit aussi par la
baisse de la pression d'O2 dans l'air ambiant : il y a
toujours 21% d'O2 mais la quantité d'O2
baisse, car la pression atmosphérique baisse (graphe 2); en altitude la température
baisse aussi, jusqu'à plus de 40°C en dessous de zéro à plus de 8000 m d'altitude
(graphe 3).

Graphe
1 : pression atmosphérique (mmHg) en fonction de l'altitude (m)

Graphe
2 : pression d'O2 dans l'air ambiant (mmHg) en fonction de l'altitude (m)

Graphe 3 :
température (°C) en fonction de l'altitude (m)
Les effets de l'altitude sur l'homme:
Chez l'homme, l'altitude agit surtout sur
l'organisme par la diminution de la pression partielle de l'oxygène dans l'air inspiré,
par la diminution de l'air totale, par l'abaissement de la température, par l'action du
rayonnement solaire. Il s'en suit une hyperventilation, c'est à dire une augmentation de
la respiration, une tachycardie, augmentation de fréquence cardiaque, et une augmentation
du nombre de globules rouges dans le sang (polyglobulie) pour réagir à l'hypoxie.
Une personne située au niveau de la mer
utilise 100% de son VO2 max, alors qu'une autre ne peut
utiliser que 70% de son VO2 max au Mont-Blanc (4808 m) et
que 20% à l'Everest (8846 m). La vie devient donc impossible à partir d'une certaine
altitude. On sait qu'un homme qui arrive à un sommet de plus de 7000 m ne s'attarde pas
trop, il prend juste le temps de se restaurer; bien plus, au delà de 8000 m, il n'y reste
pas plus d'une minute tant la difficulté à respirer est grande : s'il s'y attarde, il
risque de mourir, c'est pour cela qu'il se hâte de descendre une fois au sommet (ce qui
provoque souvent des chutes).
Comme on peut le voir l'altitude à des actions
négatives, mais elle peut toutefois avoir des actions bénéfiques sur l'homme. En effet
il n'est pas rare que des sportifs de haut niveau passe un séjour d'une semaine ou plus
à plus de 3000 m soit pour s'acclimater à cette altitude comme l'a fait Miguel Indurain
en 1995 pour les championnats du monde cyclistes qui se déroulaient à plus de 3000 m,
soit pour accroître leur taux de globules rouges. Les globules rouges transportent
l'oxygène et plus on en a, plus le corps est oxygéné, on a donc une meilleure condition
physique au niveau de l'endurance. Malheureusement, il y a un risque de mort : si on a
trop de globules rouges, il se peut que les veines se bouchent, car le sang devient trop
épais.
Certaines personnes ont leur organisme naturellement adapté à la haute altitude : c'est
surtout le cas des personnes qui vivent depuis des générations en haute altitude. Ainsi
les Lapas qui vivent à plus de 3600 m d'altitude ne souffrent de rien sauf s'ils
descendent puis remontent (ils sont alors malades). Même, les Sherpas qui vivent à la
même altitude n'ont pas ce problème : ils ne sont pas malades s'ils descendent puis
remontent. Cette différence entre Sherpas et Lapas est due à une différence dans le
nombre de globules rouges dans le sang.
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