Les vétements

 




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Les vêtements constituent la principale protection contre le froid et empêchent le corps de perdre de la chaleur. Un habillement adéquat, qui garde les alpinistes confortablement au chaud, est nécessaire. Il devrait présenter un coefficient d'isolation élevé, permettre à l'humidité de l'intérieur de s'échapper empêcher l'humidité extérieure de pénétrer, ne pas laisser accumuler la neige, comporter quelque moyen de faire varier l'isolation et la circulation de l'air, ne pas restreindre les mouvements, avoir un minimum de poids et de volume, être facile à revêtir et à enlever et être durable.

Les vêtements doivent permettre à l'humidité intérieure de s'échapper mais ne pas laisser pénétrer l'eau de l'extérieur. Autrement dit, il faut rechercher des tissus qui, tout en étant imperméables, laissent échapper l'humidité de la transpiration. Quand celle-ci, produite par l'intensification de l'activité physique, ne peut s'échapper, la capacité du corps de régler la production et la perte de chaleur en est entravée.

Les pertes de chaleur résultant de l'accumulation d'eau dans les vêtements peuvent être considérables, surtout lorsque le vent se met de la partie. La conductivité thermique de l'eau dépasse approximativement de 20 fois celle du tissu sec. Un vêtement conçu pour isoler le corps du froid extérieur et conserver la chaleur pourrait ne plus comporter qu'une fraction de sa valeur initiale. La chaleur corporelle se perd plus facilement qu'elle est produite. Selon le degré de contact du vêtement avec le corps, porter un vêtement humide pourrait équivaloir à se plonger dans l'eau froide.

La valeur isolante varie d'un tissu à l'autre. La toile de coton ("denim"), dont le tissage est peu serré, laisse pénétrer l'eau et permet aux vents froids de chasser la chaleur du corps. Le duvet de canard ou d'oie arrête le vent mais il s'imbibe facilement d'eau. Le plastique clair ou le nylon tissé protège bien contre le vent et l'eau, mais il n'isole guère et peut empêcher l'humidité corporelle de s'échapper.

Comme nous l'avons déjà dit, les tissus servant à la fabrication des vêtements de protection contre le froid devraient être d'un fil serré, qui laisse quand même facilement passer l'air. L'air emprisonné dans le tissu et entre les épaisseurs de vêtement isole mieux que le vêtement même. Il est egalement préférable que les vêtements soient tâches et à plusieurs épaisseurs, ce qui ajoute à la circulation d'air chaud. Même cette isolation peut être diminuée par la compression et la perturbation des couches d'air, causées par l'activité physique et le vent. Les vêtements isolés peuvent perdre une bonne partie de cette propriété par le simple mouvement de la marche. C'est pourquoi deux épaisseurs de tissu à fil serré mais laissant passer l'air, avec un espace entre les deux, coupent mieux le vent qu'une seule épaisseur qui retient presque tout l'air.