Infos sur les avalanches

 




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L'évolution du manteau neigeux
La stabilité du manteau neigeux varie en fonction de son évolution. En effet, dès que la neige se dépose à la surface du sol, et quelquefois avant, elle commence à se transformer selon une suite de phénomènes physiques en relation avec les conditions météorologiques. Ces modification de taille et de forme, entraînant des propriétés physiques et mécaniques différentes, sont dues à I'action du vent à la répartition verticale de la température dans la neige (réchauffement, pluie), etc. Le résultat est un manteau stratifié, composé de différentes couches de neige. Selon les caractéristiques de ces couches successives et leur évolution, le manteau neigeux peut devenir stable ou instable, ce qui peut dans ce dernier cas provoquer des avalanches ou faciliter leur déclenchement.

Les types d'avalanches
Une avalanche est une masse de neige qui dévale une pente à plus ou moins grande vitesse.
Schématiquement, on distingue trois types d'avalanche caractérisés chacun par le type de neige mise en cause dans le mouvement initial : I'avalanche de neige récente, l'avalanche de plaque dure, et I'avalanche de neige humide (ou de fonte). Mais la réalité est souvent complexe et, au cours de son trajet, une avalanche peut changer de caractéristiques.

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Plus d'info..
accidents avalanche
Avalanches (suite)
Déclenchement de plaques " à distance " ; Neige et avalanches ; n°86 ; ANENA ; Grenoble ; juin 1999 ; pp.2-5.
Plaques et vent ; Neige et avalanches ; n°85 ; ANENA ; Grenoble ; mars 1999 ; pp.2-5.
Stabilité en question ; Neige et avalanches ; n°85 ; ANENA ; Grenoble ; mars 1999 ; p.19.
Prévision des avalanches de plaques : mission impossible ? ; Neige et avalanches ; n°84 ; ANENA ; Grenoble ; décembre 1998 ; pp.2-10.
Forme des cristaux de neige et origine des avalanches
La mort blanche: Si la neige nous apporte la vie, elle peut aussi apporter la mort...
 

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L'avalanche de neige récente
La neige mise en mouvement est peu évoluée, sèche ou humide, pulvérulente ou de faible cohésion. Sa masse volumique est le plus souvent inférieure à 200 kg/m3. Les avalanches spontanées se produisent pendant ou peu après les chutes de neige alors que le risque de déclenchement par le skieur peut persister plusieurs jours.
Ces avalanches se caractérisent soit par un départ ponctuel, soit par une cassure linéaire. Dans le cas d'un départ ponctuel, I'avalanche s'élargit vers I'aval (trace en forme de cône ou de poire). Les cassures linéaires concernent une neige dont la cohésion est faible mais suffisante pour se comporter initialement comme une plague friable. Ce dernier type de déclenchement d'avalanche provoque beaucoup d'accidents. II est d'autant plus dangereux que I'aspect poudreux de la neige de surface ne donne pas I'impression d'un matériau pouvant subir une fracture linéaire (comportement de plaque).
Que le départ de I'avalanche soit ponctuel ou linéaire, son écoulement et son ampleur dépendent de plusieurs facteurs : quantité de neige mobilisable, qualité (sèche, humide), température et densité de la neige, topographie (nature du sol, déclivité, longueur de la pente).
Leur écoulement se fait soit en surface comme un fluide dense, soit sous forme d'aérosol, mélange de neige et d'air (avalanche de poudreuse). Les plus grosses d'entre-elles, qui déferlent à très grande vitesse (jusqu'à 200 à 300 km/h) peuvent provoquer d'énormes dégâts. La zone de dépôt de ces avalanches de poudreuse est parfois difficilement détectable car elle s'étend sur une vaste superficie.

L'avalanche de plaque dure
Moins difficile à déceler que les plaque friables, les plaques dures sont également très dangereuses pour les skieurs. La rupture initiale intéresse une neige de bonne cohésion, d'une densité de 200 à 400 kg/m3.
La cassure, toujours très nette, se propage rapidement suivant une ligne brisée. L'instabilité de ces plaques tient essentiellement à la présence d'une sous-couche fragile. Leur fragile équilibre peut être rompu sous I'effet d'une faible surcharge.
Une variété de plaques, dites plagues à vent, se forme sous I'action du vent ou aprés une chute de neige. Brisés par le vent, les cristaux sont réduits en fines particules qui, en se déposant au sol, prennent rapidement une bonne cohésion. Ce qui explique également la formation des corniches aux voisinages des crêtes.
Les zones d'écoulement et d'arrêt de ces avalanches sont parsemées de blocs tabulaires de neige dure.
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L'avalanche de neige humide (ou de fonte)
Ce type d'avalanche est directement lié à la présence d'eau liquide (fonte superficielle, pluie, etc.). La neige "mouillée" a une masse volumique élevée (350 à 500 kg/m3 en moyenne).
Ces avalanches se produisent au cours de réchauffements importants, accompagnés ou non de pluie. Les plus typiques des avalanches de neige humide sont les avalanches de printemps qui se produisent dans les pentes bien ensoleillées.
Elles peuvent intéresser des versants ou être canalisées dans d'étroits couloirs. Leur écoulement se rapproche de celui de la lave : les vitesses sont relativement faibles, de i'ordre de 20 à 60 km/h, mais ces avalanches ont un grand pouvoir d'érosion et, pour les plus importantes, une grande puissance dévastatrice. Les dépôts, parfois de plusieurs mètres d'épaisseurs, sont constitués de blocs informes de neige très dense. II n'est pas rare d'en trouver des restes en bas d'un couloir, alors que le printemps est bien avancé.